VAINCRE L’AUTISME est une association, créée en 2001 par des parents engagés dans la lutte contre les Troubles du spectre de l’autisme chez leurs enfants. Sa vision est de vaincre les troubles du spectre autistique, qu’il s’agisse d’enfants non verbaux ou dotés d’aptitudes exceptionnelles.

L’association est née du cri d’indignation et de révolte d’une grande soeur pour son petit frère autiste. Son combat aura une résonance forte auprès de toutes les familles et proches de jeunes autistes ainsi l’association « Léa pour Samy » deviendra le porte voix de l’action pour défendre les droits de tous les «Samy» avec l’objectif d’accompagner les jeunes autistes jusqu’à l’autonomie, faire connaître et reconnaître l’autisme. L’association répondra aux difficultés du quotidien rencontrées par les familles : Les difficultés d’accès au diagnostic, les difficultés d’accès aux prises en charge, les difficultés pour faire reconnaître l’autisme de leur enfant, les difficultés dans l’accès à la scolarisation, les difficultés financières suite à l’abandon du travail d’un des deux parents ou à cause du coût des prises en charge. Dans ce contexte, l’association apportera aussi des réponses sur les prises en charge adaptées et recommandées, sur la prise en charge ABA, sur les démarches à effectuer pour l’obtention des droits. Ainsi l’association deviendra l’alternative à la psychiatrie pour une meilleure vie des enfants autistes avec notamment la création de l’école FuturoSchool.
L’association changera de nom en 2009 pour élargir sa stratégie de développement vers la recherche médicale afin d’identifier et impulser des innovations pour vaincre les troubles autistiques et sera rebaptisée VAINCRE L’AUTISME. Depuis, une stratégie d’avenir s’accélère tous les jours pour le combat des parents et des jeunes autistes avec 3 missions principales :

  • Aider les familles, Communiquer et Guérir.
  • Aider les familles dans la défense des droits des enfants avec un soutien psychologique, administratif et juridique.
  • Aider les familles dans le parcours médico-social des jeunes autistes du diagnostic aux solutions adaptées à chaque enfant, à chaque étape de l’apprentissage jusqu’à l’insertion professionnelle grâce à un modèle unique individualisé basé sur la science et l’analyse comportementale appliquée.

Chaque enfant est encadré par un intervenant spécialisé en autisme dans une démarche du 1 pour 1, supervisé par un psychologue analyste du comportement. Les thérapies et les interventions comportementales ciblent des symptômes spécifiques et apportent des améliorations considérables. Ainsi, grâce à un diagnostic précoce et à une prise en charge éducative, un enfant progresse et s’insère socialement.

Communiquer pour faire connaître et reconnaître l’autisme auprès des professionnels de santé, des familles, de l’opinion publique et des pouvoirs publics. Communiquer c’est aussi faire émerger les solutions innovantes de demain pour combattre les troubles du spectre autistique. Enfin, informer et sensibiliser les familles et les professionnels de santé sur les pratiques éducatives non médicamenteuses, du diagnostic à l’autonomie à travers ses campagnes de communication.

Guérir c’est identifier, impulser, et soutenir des programmes de la recherche fondamentale à la recherche appliquée adaptée à chaque trouble du spectre autistique pour initier et développer des traitements innovants à l’échelle mondiale. A plus court terme c’est aussi mettre en place des prises en charge précoces et adaptées.

Agir pour faire connaître et reconnaître l’Autisme.
Plaidoyer pour faire évoluer la législation vers la reconnaissance d’un état de droit pour les personnes autistes.
Développer une stratégie internationale de recherche fondamentale et clinique.
Développer des solutions de prise en charge efficaces et efficientes.

● Notre ambition
Changer la prise en charge de l’autisme dans le monde
● Notre vision
Vaincre l’autisme
● Notre stratégie
Une stratégie d’intérêt général portée par des familles pour faire entendre la voix de tous les autistes pour vaincre les troubles du spectre de l’autisme. Ils sont 740 000 au Maroc, 1,3 M en France et 158 M dans le monde.

Avec 3 axes forts et prioritaires :

  • La création de protocoles innovants adaptés à chaque enfant autiste
  • Un accès à tous les autistes à une éducation spécifique et adaptée grâce à la digitalisation des outils
  • La création de programmes de recherche scientifique pour mieux comprendre les origines de l’autisme et mettre en place des traitements médicaux adaptés.

ARTICLE 4 : MISSIONS


Comprendre
Mobiliser les familles, les médecins et les chercheurs pour identifier les causes de l’autisme.
Mettre en place une stratégie marocaine, européenne et internationale de Recherche fondamentale et clinique.
Traiter
Former les professionnels au diagnostic et à l’intervention précoce basés sur des traitements thérapeutiques et éducatifs pour réduire les symptômes de l’autisme.
Former et impliquer les parents pour améliorer l’état de santé de l’enfant.
Vivre
Réduire les souffrances, l’isolement, les discriminations et les difficultés économiques pour améliorer la qualité de vie. Assurer aux malades une place dans la société avec l’accès à la citoyenneté.
Guérir
Sensibiliser la société au grave problème de santé publique qu’est l’autisme. Mobiliser la générosité des citoyens pour l’éradiquer.


ARTICLE 5 : OBJET DE L’ASSOCIATION


Article 5.1 : Action de défense
Agir de manière transparente et responsable, franche et constructive pour un monde plus juste avec les personnes autistes tout en conservant son indépendance et en affirmant ses prises de positions concernant l’Autisme, les Troubles du Spectre Autistique (T.S.A.) et de Troubles Envahissants du Développement (T.E.D).
Apporter une écoute, un soutien (psychologique, pédagogique et juridique) et rompre l’isolement de l’enfant et de sa famille en détresse au Maroc et à l’étranger.
Refuser et lutter contre tout abus de violence physique, psychique, médicamenteuse et toute forme de maltraitance à leur endroit et toute pression à leur encontre.
Lutter contre la précarité engendrée par l’autisme les Troubles du Spectre Autistique (T.S.A.) et de Troubles Envahissants du Développement (T.E.D) dans la famille.
Combattre leur exclusion, leur discrimination, leur exploitation, leur marginalisation, leur psychanalyse et leur enfermement.
Défendre leurs droits humains, sociaux et éducatifs, leur intégration sociale et la scolarisation de l’enfant par tous les moyens de droit et notamment la saisine aux fins d’injonction des juridictions compétentes.
Donner à l’enfant toutes les chances pour avancer et avoir une vie sociale, à sa famille une vie digne et sereine.
Faire respecter les droits humains en application des conventions internationales notamment la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, la Convention internationale des droits de l’Enfant, la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, les législations nationale et internationales, agir et faire des propositions pour le respect de tous ces principes fondamentaux, la promotion et la défense des droits sociaux.

Combattre les dysfonctionnements administratifs, institutionnels et sociaux liés à la méconnaissance de l’autisme, les Troubles du Spectre Autistique (T.S.A.) et de Troubles
Envahissants du Développement (T.E.D) et de leurs besoins spécifiques.
Lutter contre les faux et mauvais diagnostics, les fausses croyances, les prises en charge inadaptées et toutes les causes responsables de la souffrance de l’enfant et de sa famille.
Lutter contre la désinformation et contre toutes les ambiguïtés qui subsistent sur la connaissance de l’autisme, les T.S.A., les T.E.D et les besoins spécifiques y afférant.
Lutter contre l’ignorance du monde autistique et des effets des troubles autistiques.


Article 5.2 : Actions d’information et de formation
Promouvoir une véritable connaissance scientifique sur l’autisme, les T.S.A et les T.E.D.
Diffuser, former et informer sur l’autisme, les Troubles du Spectre Autistique (T.S.A.) et les
Troubles Envahissants du Développement (T.E.D).
Agir pour le développement de nouveaux métiers adaptés aux besoins de la prise en
charge de l’autisme (TSA) et (TED)
Promouvoir et développer la formation dans l’enseignement supérieur public et privé.
Assurer la formation initiale et continue des professionnels en charge des personnes
autistes et la formation aux stratégies d’intervention éducative.

Article 5.3 : Actions de développement de la Recherche
Créer et gérer l’Institut National des Troubles Envahissants du Développement (I.N.T.E.D.) –
Recherche, Prévention, Dépistage et Diagnostic.
Développer et promouvoir la Recherche sur les causes de l’autisme, des T.S.A et des T.E.D,
sur les intoxications et les intolérances, sur le dysfonctionnement précoce et le
développement psychologique, sur les fonctions cognitives.
Soutenir et défendre la Recherche scientifique, clinique et fondamentale, les évaluations et
les études des outils éducatifs, pédagogiques et thérapeutiques pour l’autisme, les T.S.A et les T.E.D ainsi que le recensement des enfants affectés.
Développer et promouvoir des outils de dépistage, de diagnostics précoces et de diagnostics d’adultes selon les évolutions médicales et scientifiques avérées.

Article 5.4 : Actions de développement, de création et de gestion de structures de
prise en charge et de services d’intervention, d’accompagnement et de guidance
Promouvoir l’inclusion de l’enfant et de la personne adulte en milieu ordinaire.
Promouvoir l’éducation et la prise en charge éducative des personnes autistes (enfants,
adolescents et adultes) ou atteintes de Troubles du Spectre Autistique (T.S.A.) ou de
Troubles Envahissants du Développement (T.E.D) par des établissements publics ou privés,.
Développer, créer et gérer des structures innovantes d’intervention précoce et de prise en
charge éducative de qualité (concept FUTUROSCHOOL – Unités d’Evaluation, d’Intervention
et de Guidance Parentale en Autisme) également en classes au sein de l’école publique en
partenariat avec l’Education Nationale.
Développer, créer et gérer des structures innovantes, pour adultes, de prise en charge
éducative et d’insertion professionnelle (concept « PARI-MIXITE »)
Développer, créer et gérer des structures innovantes de vie dans le milieu ordinaire
(concept « MON APPART A MOI ») et les services adéquats visant à permettre aux
personnes autistes d’acquérir la meilleure autonomie de vie possible.
Créer et gérer des ateliers d’expressions artistiques (concept « AUTIS-ART ») et des lieux de
séjours de répit et de vacances pour l’enfant et sa famille (concept « DAR-AUTIS »)

Développer et mettre en place des référentiels de qualité, des méthodes d’auto-évaluation
et d’audit externe adaptés à ces structures innovantes en vue de garantir et pérenniser la
qualité de la prise en charge des personnes autistes.
Garantir le respect de la réglementation par les établissements.
Assurer, par une Direction, et par des services adéquats de suivi de gestion, une gestion
centralisée des établissements et services adaptées crées par VAINCRE L’AUTISME MAROC,
ou à qui des associations tierces auront confié la gestion (transferts de gestion) des services
ou établissements qu’elles auront créés dans le respect des accords passés avec les
autorités de tutelles.
Article 5.5 : Actions de développement
Créer des antennes et des délégations régionales et départementales au Maroc et des
antennes nationales dans les pays étrangers. Ces antennes nationales ouvriront des
antennes et délégations régionales et départementales selon les lois en vigueur dans les
pays concernés et porteront l’action avec le même objet de l’Association et dans le respect
des présents Statuts, de la Charte d’Ethique et du Code général de fonctionnement et des
règlements intérieur des différentes structures la composant.
Soutenir et défendre les associations, agir pour elles et auprès des pouvoirs publics et des
autorités locales.
Agir pour le rassemblement des associations, au niveau national, par la création de l’Union
Nationale Autisme et Troubles Envahissant du Développement (U.N.A.T.E.D.).
Article 5.6 : Actions de promotion et de sensibilisation
Développer et maintenir des partenariats et des relations nécessaires à l’objet de
l’Association avec les organismes publics et privés, les autorités de tutelle, les associations,
les établissements de l’enseignement et de l’enseignement supérieur, les instituts de
recherche, les centre hospitaliers etc.
Promouvoir l’accès à la culture, aux loisirs et aux nouvelles technologies, les Artistes et
Auteurs atteints d’autisme ou agissant pour l’autisme.
Sensibiliser le Grand Public, les Pouvoirs Publics, les Administrations, les Institutions
Médicales, les Institutions Éducatives et les Professions concernées par la petite enfance à
travers des campagnes de sensibilisation et de mobilisation, en utilisant tous les moyens
offerts de communications, culturels, évènementiels, médiatiques et en communication
digitale.
Mener des campagnes médiatiques et de communication pour la mobilisation de la
générosité pour l’autisme et la collecte de fonds par tous les moyens légaux.
Article 5.7 : Actions en justice et auprès des autorités compétentes
Intenter toutes les actions en justice, dans le cadre de l’objet de l’Association, et devant
toutes les autorités compétentes, organisatrices ou indépendantes, nationales et
internationales.

Notre « Rapport 2025 »

NOS ARTICLES

Autisme : idéologie de la neurodiversité et risques pour la santé publique

La neurodiversité reconnaît la différence, mais ne doit pas masquer la réalité médicale de l’autisme. La majorité des personnes autistes souffrent de troubles sévères et ont besoin de soins, de recherche et d’accompagnement ciblé. Ignorer cette réalité au nom d’une idéologie met en danger santé publique et politiques adaptées.

M’Hammed SAJIDI

Président de VAINCRE L’AUTISME

Une exigence fondamentale rappelée par l’ONU
À l’approche du 2 avril, la Organisation des Nations unies rappelle une exigence fondamentale : garantir aux personnes autistes leurs droits, leur dignité et leur pleine inclusion dans la société. Sur ce principe, il n’y a pas de débat. Mais un autre débat, lui, devient urgent. Car derrière l’évolution des discours, une dérive préoccupante s’installe : celle qui consiste à substituer à la réalité de l’autisme une vision idéologique, séduisante en apparence, mais lourde de conséquences.

Une idée juste détournée
Le concept de « neurodiversité » a incontestablement contribué à faire évoluer les mentalités. Il a permis de lutter contre la stigmatisation, de rappeler que la différence n’est pas une faute, et que chaque personne mérite respect. Sur ce terrain, il a toute sa légitimité. Mais ce concept, fondamentalement sociétal et philosophique, est aujourd’hui utilisé bien au-delà de ce qu’il peut raisonnablement porter. Il introduit une confusion majeure : celle qui consiste à traiter l’autisme uniquement comme une variation humaine, en évacuant sa dimension médicale, scientifique et parfois dramatique. Or cette confusion n’est pas neutre. Elle a des conséquences directes sur les politiques publiques, sur les priorités de recherche et, in fine, sur la vie des personnes concernées.

Les invisibles du spectre autistique
Le discours dominant sur la neurodiversité est largement porté par des personnes autistes en capacité de s’exprimer, de militer et de participer au débat public. Mais cette réalité ne représente qu’une fraction du spectre. La majorité des personnes autistes ne parlent pas, présentent des troubles sévères, vivent dans une dépendance importante et nécessitent des soins et des accompagnements intensifs. Ces personnes-là ne manifestent pas, ne prennent pas la parole, ne théorisent pas leur condition. Et pourtant, ce sont elles qui devraient être au cœur des politiques publiques. À force de médiatiser une vision partielle de l’autisme, on finit par invisibiliser les plus vulnérables.

Un recul possible de la santé publique
Le glissement idéologique autour de la neurodiversité produit déjà des effets concrets. En contestant la notion même de trouble ou de maladie, certains courants en viennent à délégitimer les approches thérapeutiques, à freiner les investissements dans la recherche biomédicale, à relativiser la nécessité de diagnostics précoces et à remettre en cause des outils éducatifs et comportementaux pourtant essentiels. Ce mouvement crée une pression diffuse sur les décideurs publics. Le danger est réel : voir les politiques de l’autisme basculer d’une logique de santé publique vers une logique exclusivement sociétale. Or l’autisme est un enjeu majeur de santé publique, par sa prévalence, par sa complexité, par les souffrances qu’il génère et par les besoins massifs d’accompagnement qu’il implique. Nier cette dimension, c’est prendre le risque d’un recul historique.

Le risque de dilution par les politiques de diversité
En intégrant l’autisme dans une approche globale des “diversités”, les politiques publiques peuvent être tentées de diluer sa spécificité. À première vue, l’intention est louable : promouvoir une société inclusive pour tous. Mais dans les faits, cette dilution produit un effet inverse. Elle noie les besoins spécifiques de l’autisme, empêche la mise en place de réponses ciblées, affaiblit les politiques spécialisées et réduit la lisibilité des enjeux. L’autisme n’est pas une catégorie parmi d’autres. C’est une réalité complexe qui exige des réponses médicales spécifiques, des approches éducatives adaptées, des moyens dédiés et une stratégie de recherche ambitieuse. À vouloir tout englober, on finit par ne plus rien traiter correctement.

Nommer la réalité pour agir
Il faut aujourd’hui réaffirmer une évidence que certains discours tentent d’effacer. L’autisme peut être une différence. Mais il est aussi, dans de nombreux cas, une pathologie sévère, multifactorielle, encore largement inconnue, qui génère des handicaps lourds et des souffrances profondes. Refuser de le dire, c’est freiner la science, décourager l’innovation thérapeutique et, au final, abandonner les personnes les plus vulnérables.

Une responsabilité partagée
Les promoteurs d’une vision exclusivement idéologique de la neurodiversité portent une responsabilité. Celle d’imposer un récit partiel, d’influencer les politiques publiques et, surtout, de contribuer — même involontairement — à invisibiliser une partie majeure des personnes autistes. Mais la responsabilité est aussi politique. Il appartient aux pouvoirs publics de ne pas céder à la facilité des concepts consensuels au détriment de la complexité du réel.

Ne laisser personne de côté : un impératif de vérité
« Ne laisser personne de côté » : le mot d’ordre international est juste. Mais il ne peut être un slogan. Il impose une exigence de vérité : regarder toute la réalité de l’autisme. Pas seulement celle qui s’exprime, pas seulement celle qui s’intègre, mais aussi celle qui dépend, celle qui souffre, celle qui ne peut pas se défendre seule. C’est à cette condition — et à cette condition seulement — que nous serons à la hauteur de notre responsabilité collective.

M’Hammed SAJIDI
Président de VAINCRE L’AUTISME
Parent, expert en autisme « Autismologue », Défenseur des droits des personnes autistes et de leurs familles. Lanceur d’alertes et lanceur d’avenir